Résurgence · Pourquoi nous existons

Quelque chose
s'est cassé.
Nous l'avons senti
avant de le nommer.

Pas un programme. Pas des promesses. Une lettre. Celle que nous aurions voulu recevoir de nos élus depuis vingt ans.

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Il y a eu un moment précis. Pas une révélation. Plutôt une accumulation, puis un silence.

On regarde les nouvelles et on s'aperçoit qu'on ne s'indigne plus vraiment. Non pas parce que les choses vont mieux, mais parce qu'on a intégré que rien ne change. C'est ça, la vraie défaite. Pas le cynisme. L'habitude.

On parle à des gens. Un pharmacien de Corrèze dont les patients font quarante kilomètres pour un rendez-vous de médecine générale. Une cheffe d'entreprise qui attend cent quatre-vingt-douze jours le remboursement d'une facture à l'État. Un professeur de collège qui a passé les trois dernières semaines de l'année à remplir des formulaires administratifs. Pas une, pas deux. Treize.

Ce ne sont pas des situations exceptionnelles. Ce sont des situations ordinaires. Et c'est précisément ça qui est insupportable. Le problème de la France, ce n'est pas la malchance. C'est une architecture absurde que personne n'a eu le courage de démanteler parce que démanteler est compliqué, impopulaire, et que les élections arrivent vite.

Ce que nous avons entendu

"Je vote depuis 1981.
J'ai toujours voté.
Cette fois, je ne suis pas sûr."

Il s'appelle René. Il a 68 ans. Il est retraité de la fonction publique à Clermont-Ferrand. Il nous a dit ça en deux secondes, entre deux phrases sur sa pension de retraite. Puis il a regardé ailleurs. Comme si c'était honteux d'admettre que l'évidence s'effrite.

On nous a dit, au début, qu'un mouvement sans figure nationale ne pouvait pas percer. Qu'il fallait un nom sur une affiche. Un visage reconnaissable. Un tweet viral. Que la politique, en 2027, c'est d'abord de la mise en scène.

"La France ne souffre pas d'un manque d'idées. Elle souffre d'un manque de méthode. Et d'élus qui font de la politique comme on s'occupe d'une carrière."

Résurgence · Manifeste fondateur

Peut-être ont-ils raison sur la mise en scène. Mais nous avons fait le pari inverse : que les gens qui lisent, qui doutent, qui posent des questions à leurs enfants avant de voter, ont envie d'autre chose que d'un spectacle. Qu'ils sont capables d'évaluer une réforme sur ses mérites plutôt que sur la voix de celui qui la porte.

Ce pari est peut-être naïf. Nous l'assumons. Parce que la naïveté, ici, c'est d'espérer que la politique peut encore ressembler à quelque chose de sérieux.

Déserts médicaux

6,3M

Six millions trois cent mille Français vivent dans une zone où trouver un médecin généraliste relève de l'organisation. Pas d'un accident de parcours. D'une organisation délibérée qui a choisi de fermer des facultés de médecine pendant vingt ans. Les conséquences se lisent aujourd'hui dans les urgences saturées et les ambulances qui font deux heures de route.

Délais de paiement de l'État aux PME

15Mds€

Quinze milliards d'euros de trésorerie manquent chaque année aux entreprises françaises parce que l'État paie en retard ce qu'il doit. La loi impose trente jours. La réalité, c'est souvent le double. Des dizaines de milliers de PME survivent sous perfusion d'un découvert bancaire payé pour financer la lenteur administrative de leur propre État.

Strates administratives

5 niveaux

Commune. Intercommunalité. Département. Région. État. Cinq échelons, chacun avec ses services, ses élus, ses budgets, ses compétences enchevêtrées. Un entrepreneur qui souhaite ouvrir un commerce peut avoir affaire à quatre administrations distinctes pour une seule déclaration. Personne ne l'a voulu comme ça. C'est le résultat de trente ans de compromis jamais remis à plat.

Nous ne sommes pas nés dans un think tank parisien. Nous sommes nés d'une conviction banale : que les gens méritent des élus qui font leur travail. Qui lisent les textes qu'ils votent. Qui savent à quoi servent les budgets qu'ils approuvent. Qui restent dans leur circonscription après l'élection, pas seulement avant.

Ce que nous ne ferons pas

Promettre ce que nous ne pouvons pas financer.
C'est notre seule ligne rouge.

Chaque réforme que nous portons a une source de financement identifiée. Une trajectoire d'application. Une hypothèse contestable, parce que nous publions nos calculs. Si nous nous trompons, nous le dirons. Si les conditions changent, nous réviserons. Ce n'est pas de la modestie. C'est de la rigueur.

Ce que nous sommes

Un mouvement pour ceux qui ont renoncé à croire aux mouvements.

Nous ne cherchons pas à rassembler tout le monde. Nous cherchons à rassembler ceux qui regardent un débat télévisé et se demandent si les candidats ont lu leur propre programme. Ceux qui ont voté par défaut trop longtemps. Ceux qui pensent, en secret, que la France pourrait fonctionner mieux, si on s'en donnait vraiment la peine.

Résurgence n'est pas un parti de protestation. Ce n'est pas non plus un parti de gouvernement, pas encore. C'est un pari : que vingt-cinq circonscriptions bien choisies, vingt-cinq candidats sérieux, vingt-cinq mandats exercés sans calcul, peuvent changer quelque chose à la façon dont la politique est pratiquée dans ce pays.

Peut-être que ça ne suffira pas. Mais ça vaut mieux que de regarder.

Pour le mouvement Résurgence

Résurgence · Hauts-de-Seine · 2026

Si vous êtes arrivé jusqu'ici,
vous savez déjà
si c'est pour vous.

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